Désolé pour le titre pour le moins codifié !
Commençons par « l’ailleurs »
L’ailleurs auquel je fais référence ici est directement tiré de l’intervention de Yves Caseau, Directeur Général Adjoint de Bouygues Telecom, à l’USI 2010. Dans son intervention intitulée « Jardinage et innovation », il nous dit, entre autre, que « la bonne idée a besoin d’ailleurs », que les gens qui sont différents de nous, nos « liens faibles », vont pouvoir enrichir notre idée avec leur vision, contrairement à nos « liens forts », avec qui nos sommes trop ressemblants.
Au tour des « tiers-lieux » maintenant.
La notion de « tiers-lieux », je l’ai découverte grâce au site zevillage.net consacré à la communauté du télétravail, lorsque j’ai lu l’article écrit par Xavier de Mazenod intitulé « Les « tiers-lieux », espaces de travail et d’échange pour stimuler l’innovation et la créativité ».
Dans son article, Xavier de Mazenod cite largement un article paru en juin dans la Revue d’économie sociale de l’Université de Lausanne.
Voici la définition de tiers-lieux que l’on peut y lire :
Alors que la maison et les endroits de vie constituent les «premiers-lieux», les «second-lieux» sont les places de travail où les individus passent le plus clair de leur temps.
Les «tiers-lieux» représentent pour leur part des points d’ancrage de la vie communautaire qui favorisent des échanges plus larges et plus créatifs au niveau local et permettent ainsi d’entretenir la sociabilité urbaine.
Xavier de Mazenod conclut son article par une invitation à méditer ces notions pour « favoriser ce type d’organisation dans les télécentres ».
Mais pourquoi se limiter aux télécentres et à la communauté du télétravail ?
En effet, ne pourrait-on pas imaginer ce genre d’organisation au sein de structures ouvertes aux salariés de grandes entreprises qui pourraient venir y « incuber » pendant plusieurs jours quelques idées nouvelles ?
Bien entendu, je débarque sur le sujet, cers espaces existent sûrement déjà. Je pense notamment à ce que j’ai pu lire depuis sur les espaces de « co-working« , même si ces espaces sont estampillés « pour les indépendants ».
Pour revenir à l’intervention de Yves Caseau et l’accent mis sur les « liens faibles », celui-ci invite chacun à « participer aux communautés » pour trouver « l’ailleurs » dont les bonnes idées ont, selon lui, besoin.
Ce que les « tiers-lieux » m’évoquent, ce serait plutôt un genre de mise en « résidence », pour un temps donné, de personnes qui travaillent à de nouvelles idées pour leur entreprise, un peu sur le modèle des « résidences d’artistes ». Un lieu dans lequel ils pourraient rencontrer les personnes susceptibles de tester leurs idées et de bénéficier de regards extérieurs afin de les éprouver.
La prochaine étape pour moi serait d’aller voir dans un espace de co-working ce qui s’y passe vraiment !
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A lire, cet article de Elisabeth CAILLET sur les résidences d’artistes.
Crédit photo : « Upstairs At Gemini – Day 15 » by Josh Russel

Merci pour le lien.
Ces incubations pour salariés des grandes entreprises existent déjà. On appelle cela des séminaires
Ils sont sensés stimuler la créativité des membres par la sortie du contexte habituel du travail.
Mais cela ne fonctionne pas beaucoup d’après ce que j’ai pu en voir. Peut-être parce qu’on se retrouve entre « liens forts » de la même entreprise.
Dans les espaces de coworking, l’intérêt est de regrouper uniquement des « liens faibles ».
J’ajouterai qu’il faut un peu d’entraînement pour travailler dans ce genre de tiers-lieu.
Quant à l’open space en entreprise, il n’est qu’une caricature d’espace de coworking. Un lieu où on accroît le contrôle par rapport à des bureaux isolés.
Oui, j’aime bien cette notion de liens forts/liens faibles. Ils offrent une grille de lecture intéressante.
Vous dites qu’il faut un peu d’entraînement pour travailler dans un tiers-lieu, qu’entendez-vous par là ?
Travailler côte-à-côte, sur le même bureau, avec des gens qui travaillent eux-mêmes sur leurs propres dossiers impose un peu de discipline à chacun pour ne pas perturber les autres.
Difficile de tenir une Skype conférence sans déranger ses voisins ou de prospecter au téléphone
Peut-être faut-il prévoir dans l’espace de coworking un lieu plus privé où l’on peut s’isoler.