Toujours en attendant que les vidéos soient disponibles en ligne sur le site de l’Université du SI, vous trouverez dans ce post un bref résumé des sessions auxquelles j’ai pu assister (et dont mes notes sont suffisament riches ;o)).
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Keynote de Michel Ballé, Lean Sensei et chercheur associé à l’Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications (ENST).
Du lean pur et dur avec Michel Ballé, du lean dans son élément naturel : l’industrie. Et une session articulée sur deux axes : Développer des gens et apprendre en faisant.
Développer des gens. Tous les cerveaux de l’entreprise sont sollicités :
- J’apprends à analyser mon propre travail dans le détail
- Je reconnais le gaspillage dans mon travail et dans ma façon de travailler
- La résolution des causes profondes des problèmes m’en apprend plus sur mon métier
Apprendre en faisant :
- Standardiser ses modes de travail pour apprendre par répétition
- Kaizen (l’amélioration continue) pour résoudre les problèmes locaux dans le standard de travail et apprendre à mieux faire
- Kaikaku pour tirer les conclusions de cet apprentissage et mener des changements radicaux
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Session de Ludovic Cinquin, Directeur Général France d’OCTO,intitulée « Trop humain pour réussir ? »
Cette session sur le thème des biais cognitifs m’a permis de découvrir, d’une manière très dynamique, que mon cerveau ne se contentait pas de prendre en compte des faits et de réagir en conséquence, mais qu’il déformait ceux-ci selon une multitude de biais. Les décisions qui découlent de l’analyse de ces faits déformés sont donc par essence faussées !
Juste pour en citer quelques-uns (il en existe apparemment des dizaines, à retrouver sur wikipedia US …), Ludovic Cinquin nous présente, exemples concrets à l’appui, le biais de pensée de groupe, le biais d’ancrage, le biais rétrospectif et le biais de supériorité illusoire. Ces biais seraient issus du fond des âges, ancrés au plus profond de nous mêmes comme une marque des stratégies de survie de notre espèce !
Et maintenant, comment réduire les effets déformants de ces biais ? Voici plusieurs pistes, pistes qui ressemblent étrangement à ce qui est préconisé dans les méthodes agiles ;o) :
- Limiter la pression négative du groupe => utiliser le planning poker pour évaluer en toute indépendance
- Apprendre à écouter les avis divergents
- Donner le droit à l’erreur
- Privilégier les boucles de feedback courtes
- Etre humbles : nous ne sommes que des humains !
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Keynote de Martin Fowler et Neal Ford, respectivement Scientifique en chef et Architecte chez ThoughtWorks
Martin Fowler et Neal Ford nous ont offert une magnifique keynote. Au moment où j’y ai assisté, je me suis dit que je décortiquerai leur discours à tête reposée, en visionnant le podcast, et je n’ai donc pas pris de notes. Au cours de la session, je me suis vraiment dit qu’il y avait quantité de matière à réutiliser pour me permettre d’améliorer ma manière personnelle de vanter les mérites de l’agilité !
Cependant, si vous êtes trop impatients pour attendre les podcasts, je vous invite à lire les deux articles que Nicolas Martignole a consacré à cette keynote :
- Partie 1 : pourquoi le développement agile marche
- Partie 2 : l’importance de la communication et du feedback
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Session de Mattias Skarin, Coach Scrum, Lean et Kanban chez CRISP, intitulée « Kanban in operations »
Session très courte, mais néanmoins très intéressante, sous la forme d’un retour d’expérience de la mise en place de Kanban dans un service de Production. L’objectif était ici de mettre en phase les équipes de développement qui travaillaient en mode agile et les équipes de production qui suivaient des process classiques.
Le mot de la fin pourrait à mon sens résumer toute la philosophie de Kanban en software development : « The problem is not always where you think » !
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Session de Eric Daspet, Responsable innovation, Scrum master et consultant chez SQLI, à propos de la performance des sites web.
Cette session est à mon sens celle qui a su tirer le meilleur parti du format court : quelques idées phare énoncées simplement, laissant du temps pour les questions. Juste ce qu’il faut pour avoir envie d’approfondir par soi-même ensuite !
Mais alors, il a parlé de quoi ?
En quelques slides, il a mis en évidence que la course à la performance devait se focaliser dans un premier temps sur l’affichage du site lui-même et non sur les performances du back-office.
La grande idée :
- Moins c’est plus (de performance ;o))
- Moins de requêtes HTTP -> cache, sprites et fusions
- Moins de volume chargé -> compression HTTP et des images PNG, minimalisation
- Moins de séquentiel -> domaines multiples, javascript asynchrone ou en bas de page pour ne pas bloquer le navigateur pendant son exécution
Quelques pistes pour analyser les sites :
- YSLOW
- Google Page Speed
Ces deux solutions sont déclinées sous la forme de plugins Firefox.
Et puis, ne pas oublier qu’il existe des experts pour vous donner un coup de main sur ces sujets : n’hésitez pas à contacter Eric Daspet chez SQLI !
